Grand Corps Malade

Publié le par Bernard K

Je ne connaissais pas Grand Corps Malade, je veux dire que je n’avais jamais rien écouté de lui. Peut-être un texte au passage dans une émission télévisée.

 

Et puis l’autre soir il était invité au journal télévisé de France2.  Je l’ai écouté. Il a « chanté » « récité » ce magnifique  texte. Des mots d’amour. Une superbe déclaration d’amour. Emouvant.

 

Dimanche soir

« Parce qu'avec toi le temps a pris de nouvelles dimensions

 Que ma routine s'est égarée dans ces changements de direction

 Parce que les jours de la semaine se mélangent dans ce bazar

 Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

 

 Parce que ça arrive tellement souvent que je sois en pic de sentiments

 Et que ma pudeur accepte quand même de te le faire comprendre gentiment

 

 Parce qu'il paraît que l'homme s'habitue vite, s'habitue trop

 Et qu'moi je sais que mes deux mains ne se lasseront jamais de ta peau

 

 Quand je vois tout ce qu'on a construit, je me dis que 10 ans c'est tellement long

 Et puis je me dis que c'est tellement court à chaque fois que s’affiche ton prénom

 Parce que le temps n'a pas d'emprise sur la couleur de tes yeux

 Parce que le vent éteint une petite flamme mais attise un grand feu

 

 Parce qu'on s'est tant rapprochés que nos souvenirs se ressemblent

 Parce que quand la vie n'est pas simple, c'est tellement mieux d'être ensemble

 Parce que je sais que le lundi, je vais te parler et te voir

 Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

 

 

 

 

Je l'ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent

 Dans notre histoire rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence

 Parfois elle aime mes mots mais cette fois c'est elle que mes mots aiment

 Et sur ce coup là c'est elle qui a trouvé le plus beau thème

 

 Parce que je te chambre sur tes manies mais que je pourrai plus me passer d'elles

 Parce que je me moque de tes défauts mais qu'ils me sont devenus essentiels

 Parce qu’avant de te regarder partir, je te vois te maquiller dans le miroir

 

 Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

 Parce qu'on est libres quand on est forts et plus forts quand nos liens se soudent

 Qu'une mauvaise passe devient alors moins profonde que le creux du coude

 

 Parce que tous les nuages du monde n'empêchent pas les pleines lunes

 Et que chaque fois qu’elles brillent, c’est nos débuts qui se rallument

 Parce que tu sais ce que j'aime, parce que je sais ce que tu veux

 Et que c'est quand même une première fois dès qu'on est seuls tous les deux

 

 Parce que 120 mois plus tard, je viens encore juste de te rencontrer

 Parce que tu es mon plan A et que tu seras aussi mon plan B

 

 Après 10 ans d'un beau voyage où je me rappelle de chaque seconde

 Après 10 ans qui ont vu naître les quatre plus beaux yeux du monde

 

 C'est toi qui as trouvé le plus beau thème de notre histoire

 Parce que c'est toi, parce que t'es là, je n'ai plus peur du dimanche soir

 

Je l'ai dans la tête comme une mélodie alors mes envies dansent

 Dans notre histoire rien n'est écrit mais tout sonne comme une évidence

 Parfois elle aime mes mots mais cette fois c'est elle que mes mots aiment

 Et sur ce coup là c'est elle qui a trouvé le plus beau thème »

 

Dimanche Soir ; Grand Corps Malade (extrait de « Plan B »)

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