Jean d’Ormesson (1925 – 2017)

Publié le par Bernard K

L’écrivain Jean d’Ormesson est mort dans la nuit de lundi à mardi.

Membre de l’Académie Française.

Ancien élève de l’École normale supérieure. Agrégé de philosophie.

Directeur général du Figaro (1974-1977).

Secrétaire général.  Président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l’UNESCO.

J’ai aimé ses livres.

J’essayais de ne pas rater un de ses passages à la télé. Pendant l’époque d’Apostrophes de Bernard Pivot et plus récemment à La Grande Librairie de François Busnel sur France5 , et les autres émissions non littéraires où il intervenait. Bien sûr il savait très bien utiliser la télé, et la télé savait très bien s’en servir.

Cet homme était un charmeur. Son regard bleu pétillant. Lorsque je l’écoutais j’avais pendant un instant l’impression d’être un peu intelligent, un peu cultivé. Lorsqu’il parlait ce n’était pas barbant, barbifiant. Il n’avait rien de pontifiant.

Ce qu’il écrivait n’était pas compliqué, inabordable, c’était une belle écriture classique. La langue française telle que j’aime la lire.

Parmi tous ses romans je retiendrais peut-être la trilogie : « Le Vent du soir », «Tous les hommes en sont fous », «  Le Bonheur à San Miniato » inspirée par l'histoire des soeurs Mitford. Des sœurs hors du commun, allez chercher sur Wikipédia. C’est une sorte d’épopée sur le siècle précédent agréable à lire, avec de l’humour, de l’émotion, c’est brillant ; tout ce que je cherche dans un livre.

Et Jean d’Ormesson aimait les femmes et il était féministe. Il a fait partie de ceux qui à l’Académie Française ont milités pour que Marguerite Yourcenar entre dans l’Institution ; ce fut la première femme élue à l’Académie Française en 1980. Je rappelle que l’actuel Secrétaire Perpétuel est Madame Hélène Carrère d'Encausse. (Non il n’y pas de faute d’accord).

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